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Itinéraire en hautes Cévennes

Depuis Saint Jean du Gard en suivant la Corniche des Cévennes, puis après Florac par la vallée du Tarn, ce parcours donne un aperçu de la région, avec ses vallées, ses points de vues vers l’Aigoual et le Mont Lozère, les pays du chêne vert et celui du châtaigner, les paysages de schiste et ceux du granite.

La Corniche est l'un de ces axes de communication qui jouèrent un rôle capital, dès avant même la venue des Romains dans cette région. Elle suit à peu pres l’axe d’une des trois voies qui reliaient Nîmes et les capitales régionales, vers Millau (la route des Ruthènes), vers Mende (la route des Gabales, que suit en partie la Corniche) et vers Villefort – Le Puy (les chemins de Régordane).

Au XVIIe, sous l’impulsion de l’intendant de Basville, de grands travaux remirent en état tous ces axes et en créèrent de nouveaux: autant pour le développement de l’économie que pour la surveillance militaire de ce pays en révolte et des populations restées huguenotes.

Les routes de ce parcours sont environnées de villages et de sites ayant un passé camisard, lieux de naissances de nombreux chefs camisards (Esprit Séguier au Magistavol, Castanet à Massevaques, et Pierre Corteis au Hameau de Nojaret, près de Vialas), lieux de combats, lieux d’assemblées.

Les étapes

La Can de l’Hospitalet
Sur la Corniche, dans un site rocheux, une plaque commémore le souvenir d’une rencontre convoquée par les prédicants Claude Brousson et François Vivens, le 24 septembre 1689, pour organiser la résistance. Ils exhortèrent « leurs amis à se fortifier contre la violence et à résister pour défendre leur foi et leur culte ».

Salgas et Rousses
On y trouve deux des châteaux du Baron de Salgas, l’un des rares nobles qui n’abjurèrent pas et fut condamné aux galères. À Salgas, le cardinal de Bernis

restaura le château. À Rousses, ne subsiste qu’une plaque sur les ruines.

Le Plan de Fontmort
Entre Barre des Cévennes et Saint Germain de Calberte, sur le lieu de nombreux combats entre Camisards et troupes royales, un obélisque a été dresse en 1887, en souvenir de l’Edit de Tolérance de 1787. Il est dédié à « la paix et a la mémoire des martyrs ».

Florac
Ce gros bourg a bénéficié de sa position de carrefour, au confluent de 3 rivières entre Causses, Cévennes et Gorges du Tarn. Le siège administratif du Parc des Cévennes est installé dans le château. Belle source du Pêcher.
– Centre d’Information du Parc des Cévennes,
– Expositions thématiques au Château.

Le Pont de Montvert
En juillet 1702, le coup d’envoi de la guerre des Camisards y fut donné par l’assassinat de l’abbé du Chayla, qui avait l'habitude fâcheuse de torturer les protestants pour les faire abjurer. Les caves de sa maison servaient de prison pour les protestants.Sur le Tarn, joli pont en dos d'âne flanqué d’une tour de péage du XVIIe.
Point de départ de nombreuses promenades vers le Mont Lozère, l’Hôpital, le Bois du Commandeur et la ferme de Mas Camargue.
Écomusée du Mont Lozère, milieu naturel, histoire et vie quotidienne.

Vialas
Adossé au flanc abrupt du Lozère, le village possède l’un des deux temples antérieurs à la Révocation (avec celui du Collet de Dèze). Construit en 1612, transformé en église après 1685, il a pu échapper au grand « brûlement » des Cévennes.

en Cévennes–Languedoc–Roussillon
Protestantisme et mémoire
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