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Les étapes

Nages
Bataille du 17 avril 1704, où les Camisards de Cavalier et Catinat sont encerclés par les troupes royales. Plus de 800 morts. Défaite pour les Camisards, moins irrémédiable que la perte au même moment de leurs magasins d’Euzet.

Calvisson
Capitale de la Vaunage, plaine entourée de garrigues, aux portes de Nîmes. Dominée par le Pic de Gachone et ses trois moulins, accessible a pied par le haut du village. Ruines du château de G. de Nogaret.
La cloche du temple actuel provient du grand temple de la Calade à Nîmes, détruit en 1685. Lors des pourparlers de Nimes avec le Maréchal de Villars, Cavalier et ses partisans en font leur résidence: pendant 10 jours, des assemblées se tiennent en toute liberté, on y vient parfois de fort loin.

Aigues-Mortes
Dans les marécages, le roi de France Saint Louis (Louis IX) fonde un port au XIIIe siècle, le seul qu’il possède sur la Mediterranée. Il s’y embarque par deux fois pour la Croisade. C’est une ville dont les rues se coupent à angle droit, dont les remparts et les tours sont encore intacts. Charles Quint et François ler s’y rencontrent. Ce fut une place forte protestante au temps des guerres de religion. Sa puissante tour d'angle, dite « Tour de Constance », devient prison pour les templiers et ultérieurement pour les protestantes surprises dans les cultes  "au désert". Marie Durand, sœur d’un pasteur clandestin, y est détenue 38 ans; elle fait partie des dernières prisonnières libérées.
C’est elle qui grave le mot  "Récister " qui se lit encore dans la pierre. La stèle des galériens indique le sort réservé aux hommes arrêtés dans les mêmes conditions

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Dans le triangle compris entre Nîmes, Sommières, Lunel, la mémoire protestante atteint un degré de concentration unique en France. On peut (lui) étendre la qualification de « Petite Canaan »… donnée d’abord a la seule Vaunage ».

Dans ces plaines, le protestantisme se répand, après l’action de Pierre Viret qui consolide la Réforme à Nimes dès 1561. Les Églises dressées dans chaque village donneront des pasteurs qui sauront maintenir les Églises clandestines après la Révocation. Parfois au prix de grandes souffances : déportation du jeune pasteur de Vergèze; emprisonnement aux îles de Lérins. L’immigration vers le Refuge est choisie par certains. Le plus souvent, une abjuration de façade permet le culte familial et la vie de l’Église « sous la croix », au risque de la liberté et de la perte des biens.

Les Camisards n’étaient pas de la plaine (sauf Catinat, commandant la cavalerie huguenote, originaire de la Petite Camargue). Ils y interviennent pour appuyer la fidélité huguenote des populations et pour soulager la résistance protestante dans les Hautes Cévennes.

Après la Révolution, lors du Consulat, le protestantisme reparait au grand jour. Des villages entiers (surtout en Vaunage) se déclarent protestants; les vieilles églises médiévales deviennent temples réformés parce qu’il n’y a pas eu 7 familles catholiques pour réclamer le maintien de leur culte.

Les protestants s’engagent au XXe siecle dans le nouvement coopératif. Des industries diverses prennent le relais des productions vinicole et oléicole déclinantes, provocant la venue de populations non protestantes.

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en Cévennes–Languedoc–Roussillon
Protestantisme et mémoire
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